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Révérend père Joseph Giaume ou Jaume Voir dans l'inventaire Ajout à votre panier

Présentation du contenu

Correspondance, titres et actes. Œuvre littéraire.

Description physique

Nombre d'unités de niveau bas

84

Métrage linéaire

0,10

Organisme responsable de l'accès intellectuel

Service d'archives Nice Côte d'Azur

Langue des unités documentaires

français, italien

Origine

Joseph Giaume

Biographie ou histoire

LE PERE JOSEPH GIAUME (OU JAUME), 1760 -(?)

Religieux de la Congrégation des Augustins déchaux, il demeure en 1785 au couvent de la Santissima Trinità de Tortona. Outre une activité de prédication (il a composé et prononcé un « Panégyrique de la Sainte Ceinture » au couvent de la Consolation à Gênes, œuvre dont il nous reste quatre états manuscrits), il semble s'occuper de l'étude des langues allemande et anglaise, et de projets de traduction en italien, en relation avec l'éditeur Charles Amoretti, de Milan.

C'est toutefois à Gênes qu'il fait paraître, en 1791, ses »Brevi, e facili principi grammaticali della lingua inglese per gl'italiani, che impararla bramano ».

En 1791, une lettre de son ami le père F. Fischer, de Livourne, évoque l'intention du père Giaume d'être sécularisé et son désir d'obtenir un emploi de chapelain. C'est ce poste qu'il occupe (de fin décembre 1791 à fin mai 1792, au moins) sur le navire du Vice-amiral de l'escadre de Venise à Cagliari puis Gênes. Une lettre à lui adressée en tant que « lecteur » au couvent de la Consolation lui parvient cependant.

Il semble avoir participé à une croisière en Turquie (lettre de F. Chianea, de Nice, 12 avril 1792) et y avoir contracté « les fièvres » : il doit cesser le service de la Sérénissime et se retire en Lombardie (une lettre du 4 mai 1792 lui est envoyée à Pavie).

De la fin août 1793 à la mi septembre 1794, il séjourne à Gênes – où il semble retravailler à son traité de grammaire, rédiger un « manuscrit sur les Turcs » (lettre d'Amoretti, Milan, 21 août 1793) – et peut-être ensuite en Lombardie (lettre du même, 15 novembre 1794) de nouveau.

Il est fin 1796 à Turin, d'où il réclame à l'un de ses correspondants ses « écrits » sur Santa Brigatta, San Pacifico (œuvres perdues ?), comme en témoigne une lettre de Nelis, de Muravera.

Une lettre d'octobre 1800 le trouve à Nice, où il s'occupe d'enseignement, notamment des langues. Une de ses correspondantes lui témoigne en août 1802 sa reconnaissance pour avoir « inscris (sic) les principes de la langue anglaise » chez son fils (Oberty, Menton, 18 thermidor an X). Toutes les correspondances à son adresse, de 1805 à 1809, lui donnent le titre de « professeur », précisant parfois « de langues »… Il demeure alors Place de la Révolution (actuelle place Garibaldi).

Il publie en 1806 une nouvelle édition de ses « Principi grammaticali della lingua inglese per gl'italiani », dédiés au général André Masséna. En effet, sa famille à la clientèle du Maréchal, qu'il appelle son « mécène » dans une minute de lettre accompagnant l'envoi de quelques exemplaires à titre d'hommage le 31 décembre 1806. Six ans plus tard, à l'âge de 52 ans, il adresse une requête, appuyée par Masséna, pour être nommé professeur de latin soit à Florence, soit à Rome, soit à Gênes, après avoir renoncé à être nommé au nouveau Lycée de Nice, place que Masséna lui aurait promise. Dans sa lettre, il invoque son expérience de « professeur de langues anciennes dans l'Ecole Centrale pendant tout le tems (sic) de l'exercice des mêmes écoles » (soit 1796-1802). Après la fermeture de l'Ecole Centrale, « instituteur », il dirige une « classe… de 10 élèves à qui (il) enseigne seulement à lire, à écrire, les premières notions du calcul… (sans) aucun cours de langues anciennes », et refuse de payer la « rétribution due à l'Université » qu'exige de lui le Recteur de l'académie d'Aix en Provence en tant que « dirigeant un établissement classique » (lettre de 1809). A défaut de la nomination sollicitée, il demande à bénéficier d'« une retraite avec pension… après trente ans d'enseignement sans interruption ».

Sans succès sans doute, puisqu'il est, en 1812-1814, « professeur de langues » ou précepteur à Gênes, puis Nice (Maison Garin, 3e étage, place Napoléon devenue place de la Victoire (actuelle place Garibaldi). On le trouve ensuite, en 1816-1817, à Gênes, enseignant toujours « les langues », au Collège de la Marine.

Revenu à Nice, il y reprend son activité de précepteur et aura notamment comme élève le jeune Giuseppe Garibaldi, épisode dont le fonds ne conserve, malheureusement, pas trace.

Informations sur les modalités d'entrée

Origine inconnue.

Statut juridique

Archives privées

Communicabilité

Libre en salle de lecture du service des Archives de Nice Côte d'Azur

Conditions d'utilisation

Reproduction librement autorisée

Bibliographie

• BONIFACE, Léonce, « Les écoles secondaires et les collèges du département des Alpes-Maritimes sous le Consulat et l'Empire ». In : Nice historique, t. XLII (1939), p. 97.

• BONIFACE, Léonce, « L'école centrale du département des Alpes-Maritimes ». In : Nice historique, t. XLII (1939).

• GIAUME, Joseph, Brevi, e facili principi grammaticali della lingua inglese per gl'italiani, che impararla bramano, Gênes, 1791

• GIAUME, Joseph, Principi grammaticali della lingua inglese per gl'italiani, Nice 1806.

Rédacteur de la description

Marion Duvigneau, conservateur en chef du patrimoine

Informations sur la description

Rétroconversion par Marion Duvigneau, conservateur en chef du patrimoine, de l'ancien instrument de recherche dactylographié, anonyme (2016).

Date de création de la description

mardi 15 novembre 2016

Date de dernière modification de la description

jeudi 24 novembre 2016

Descripteurs

Mot matière thésaurus : ministre du culte
Personne : Giaume, Joseph

Cotes extrêmes

39 S 1-3